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dimanche 11 octobre 2026

Who I Am Not: Distorting Feminism and Femininity

I'd like to share another essay with you that I had to write in college. No use of AI. 

Celle que je ne suis pas :  Falsifier le féminisme et la féminité

Ce texte écrit par Itziar Zigar, militante féministe et journaliste espagnol, est publié dans son essaie autobiographie Devenir chienne publié en 2009 en espagnol et traduit en français en 2020.

Itziar Ziga commence par le témoignage raconté par une de ses amie, Irene Sala, qui remet en question les comportements genrées. Avec la phrase « La féminité et la masculinité sont deux pôles d’endoctrinement massif », l’autrice se positionne dès le début sur son refus de se conformer aux normes de genre. Elle et ses amies chiennes « résist[ent] à l’invisibilisation, par vengeance, plaisir et rage. ». Elle accuse « ce boucher de John Money » qui mis en place le protocole médicale de la réattribution sexuelle afin que les bébés puisse rentrer dans « l’un des deux seuls modèles que l’autorité hétéropatriarcale admet ». Persuadée qu’en élevant un garçon comme une fille selon les critères de la société, l’enfant se sentirait fille. Mais ce concept de genre à des failles et Iziar Ziga l’a compris quand elle dit « pas un seul être humain n’incarne sans fissure les prototypes du genre qui lui est assigné. ».

Petite princesses frustrées

Être une petite princesse frustrée c’est avoir été réprimé dans sa féminité : « [c]ertaines parce qu’elles avaient été identifiées à la naissance comme des garçons à la naissances, les autres pour un milliers de raisons ». En disant cela, elle fait écho au paragraphe d’avant en faisant comprendre que les normes de genres n’affectes pas uniquement les personnes transgenre. Ziga témoigne de la façon dont sa mère l’a garçonisé en lui coupant les cheveux court. « Je sentais que le miroir me renvoyait une image qui ne me correspondait pas. […] Pour moi, s’habiller comme une salope représente une conquête associée à mon indépendance d’adulte. ». Elle témoigne sur son désir d’exprimer sa féminité comme une forme émancipation voir de rébellion. La féminité aurait donc deux rôles : « un pôle d’endoctrinement massif » et une forme d’émancipation à une modélisation genrée imposée.

C’est d’ailleurs ce que témoigne son amie Majo : « Pour moi la féminité était un signe de rébellion. […] Je devait être asexuée. On ne me laissait pas avoir les cheveux longs, porter des robes. […] Je me sentais castrée dans ma féminité ». Le mot « castrée » qui fait normalement référence à l’appareil génital des hommes se retrouve employé pour un terme s’associant à la femme et la féminité. Une fois que Majo à pu s’émanciper de ce rôle de « petite fille asexuée » elle à commencé à se sentir « femme fatale », elle ne cachait plus la chienne en elle : « J’ai commencé à me travestir en femme » montre le flou de l’identité transgenre. D’après ma compréhension, Majo est une femme cisgenre qui n’était pas permise d’exprimer sa féminité. Quand elle à enfin pu s’exprimer, elle à eu l’impression de changer d’identité, de « travestir » son identité pour devenir celle qu’elle voulait être, une femme féminine.

Mais l’apparence dîtes féminine peut également se voir comme un frein à la lutte féministe. C’est le cas de Sara, dont sa mère lui répétait que « [s]on apparence physique pouvais lui attirer des ennuis et qu’il ne fallait pas qu[‘elle] la soigne trop » car une femme qui plaît trop ne sera jamais prise au sérieux.

Créatures genderfucker

Ziga redéfini les expériences de la féminité et de la masculinité qui sont influencées par « le contexte, et la perception de nos propres souvenirs ». Aucune expérience n’est identique, d’après ces propos.

Son ami Alfredo qu’elle défini comme une « tapette mutante transgenre » raconte : « on m’a dit trop tard que j’étais un garçon. ». durant le début de sa vie, on l’a élevé comme ont est supposé élever une fille. Les limites entre la féminité et la masculinité ne se dessinent pas aussi facilement quand on doit constamment jongler entre. Alfredo est née garçon et d’après ma compréhension il s’identifie comme un garçon, mais ayant été élevé avec des marques d’identité féminine, il à vécu un flou dans la construction de son identité.

Les interview témoigne d’une expérience singulière avec le rapport de la féminité et de la masculinité. On peut être « la racaille du quartier », traîner avec les garçons et être décoiffée mais à la fois être « enchantée de sa féminité. » Faire des choses dites non féminine n’empêche pas d’être féminine : « On exigeait d’elle la masculinité, sauf quand elle s’occupait de ses petits frères ».

Ziga défini le terme genderfucker comme « état d’éternelle transition, négation du binarisme extrême qui impose à un corps indécis de transitionner de l’une à l’autre des deux identités permises et qui empêche de rester dans l’entre-deux. ». En effet, avec ces témoignages, on comprend ce constant vas et viens entre la masculinité et la féminité imposées et de laquelle il est impossible de se défaire. Jazz à trouvé que le seul moyen de se défaire de ses normes serai de mettre fin à ses jours. A 8 ans, nous apprends le texte, « [e]lle s’est pendu dans sa chambre en février 2008, après que sa mère lui a répondu que jusqu’à sa majorité, elle ne pourrait pas vivre comme une petite fille. ». Ziga critique l’acharnement pour faire rentrer l’être humain dans une catégorisation binaire et réducteurs. Les efforts sont tellement importants qu’ils en deviennent presque anormale. Plus on essaye de nous rendre normal, de nous faire rentrer dans le système de binarisation des genres, plus on nous impose une vision qui vas à l’encontre du naturel : « Le seul problème de la féminité et de la masculinité, pour moi, c’est qu’elles nous soient imposées. [...] L’obligation de porter tel ou tel vêtement, les traitements hormonaux et les mutilations génitales des bébés diagnostiqués intersexes (application du protocole de Money) qui sont ceux qui se ramassent le pire de cet acharnement brutal à produire des femmes et des hommes à tout prix. ».

Apprenties camionneuses

« [L]’initiation au monde féministe nous a presque toutes fait abandonner, un temps, certaines marques d’identité princesse, comme l’épilation. ». Cette phrase dénote un rejet catégorique de la féminité pour arête de se conformer aux attentes du patriarcat. Elle prend la symbolique de l’épilation et des poils comme le plus gros marqueur occidental de la domination patriarcale. Malgré l’amour qu’elles portent à l’épilation, c’était essentiel pour lutter : « on est presque toute passé par une phase d’apprentie camionneuses dans l’objectif d’éviter que le patriarcat continues à inscrire dans nos corps sa marque honteuse. ».

Pour coller à la parfaite militante féministe, Itziar Ziga prend comme modèle tout ce qui ne reflète ni la féminité ni un modèle hétéropatriarcale : « Je me coupe moi-même les cheveux, j’abandonne la cire épilatoire et toute trace de maquillage et j’essaye d’imiter les lesbiennes bilbayennes avec leur leggings et leurs t-shirts revendicatifs. ». Cependant, son côté féminin a toujours eu du mal à resté cacher : « Mais un jour, j’ai mis une petite robe et je me suis dis : ah, quelle libération. ».

En essayant de lutter contre des normes hétéropatriarcale, elle s’est elle même imposée un idéale pour coller à un autre modèle qu’elle associe spécifiquement à la féministe. Elle fini par s’imposer elle même des règles et des comportements pour répondre à ce qu’on attend d’une féministe, sous la pression de ce rejet du formatage hétéropatriarcale. Elle n’est pas la seule à avoir refouler son coté féminin. Son amie Bego témoigne « à l’époque où je suis entrée en contact avec le féminisme, […], j’ai commencé à voir cette féminité comme une oppression, comme quelque chose d’imposé et je me suis dit que je devais incarner autre chose. […] Je le faisait [arrêter de s’épiler] parce que je sentais que politiquement c’était ce qu’il fallait faire, mais ça ne m’allait pas, je vivais dans une contradiction. C’était une auto-injonction, un objectif que je m’imposais. ». Ces propos rejoignent ceux de Ziga à propos de la féminité et de la masculinité qui nous sommes imposées : « la masculinité politique » enferme tout autant qu’elle pense libérer.

Celle que je ne suis pas

« Je pense que personne ne recrée son identité ni ne performe son genre sans cours-circuits, sans détours, sans peurs, sans renoncement. ». Zigar nous fait comprendre qu’au final il faut peut être accepter d’être une contradiction, un paradoxe, tout Carla Corso l’activiste italienne et travailleuse du sexe : « Je ne veux pas être cohérente, parce que parfois la cohérence confine à la stupidité ».

Il est possible de s’habiller comme une salope et être féministe. C’est ce que l’autrice revendique à la fin de cette partie, tout en attaquant les militantes qui ne serait pas d’accord avec elle. Elle va même jusqu’à renverser la situation pour remettre en questions les dresscodes féministes : « Qui t’as dit que ton esthétique portait le sceau de garantie anti patriarcale ? Qui d’entre nous ici échappe à cette immense jeu de rôles du genre ?[ …], mais peut-être que te poser de façon si rigide face à moi depuis ta masculinité est un tantinet machiste, non ? ». Elle critique les codes du féminisme de la même façon que l’imposition à la féminité et la masculinité.

Ne me libère pas, je m’en charge

« La jonction entre la mise en scène hyperféminine version salope et le positionnement antipatriarcal m’intéresse, parce que c’est le no man’s land que j’habite. ». Zigar fini par accepter cette dualité qui l’habite, devenant même un symbole antipatriacale en s’hyperfeminisant de façon brutale et choquante pour la société : « je me souris dans le miroir, dressée sur des talons impossibles, les seins doucement étranglés dans un corset et un dildo se balançait entre mes jambe. ». Zigar nous fait comprendre qu’être une femme féminisé est attendu dans la société car elle correspond à des normes genrées qui conviennent aux hommes, mais dès qu’elle commence à s’hyperféminisé elle ne convient plus au modèle souhaité car considéré comme trop vulgaire ou qui « cherche à attirer l’attention » ( alors qu’une femme doit être douce et soumise selon les normes hétéropatriarcales). Il est de même pour le fait de se masculiniser pour se sentir légitime dans la lutte féministe, car une femme ne peut être rien d’autre que douce et juste assez féminine.


Synthèse

Le terme « falsifier » dans le titre du chapitre prends tout son sens. Ziga retrace son combat entre sa féminité perçu comme « conventionnelle », puis qui passe par une période de rébellion en rejetant tout ce qui rappel la féminité pour se sentir légitime à la lutte féministe, mais qui fini par reprendre les codes de la féminité mais pour devenir ,selon ses propres termes, une salope. J’y retrouve des similitude avec Théorie King-Kong de Virginie Despentes, dont le langage est agressif, utilisant des mots pour choquer et affirmer son discours. Toutes deux remettent en cause cette féminité standardisée et imposée à la femme. Despentes et Zigar savent pour quel public elles écrivent et le disent dès le début de leurs essaies. Elles se réapproprient la féminité comme elles le veulent et de cette façon elles sortent de la pression hétéropatriarcale tout en assumant leur désir féminin. Ziga dans son rejet et son questionnement de la féminité hégémonique fait un éloge à sa féminité falsifié.


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